
Salut L’athlète, le coach, le passionné de performance,
Il y a une phrase que j’entends souvent chez les sportifs.
« Je sais ce que je dois faire… mais mon corps ne le fait pas. »
En général, la réponse apportée est toujours la même : plus de répétitions, plus de concentration, plus d’effort.
Et pourtant, très souvent, le problème n’est pas là.
Ce que le travail de Rob Gray met en évidence, c’est une idée simple mais dérangeante : le corps n’obéit pas à la volonté, il répond à l’information.
Un mouvement n’est jamais une décision abstraite. C’est une réponse.
Réponse à :
Si l’information est claire, le mouvement est fluide. Si l’information est floue, le mouvement devient hésitant, rigide ou incohérent.
Ce n’est pas un manque de force. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est un problème de perception.
Un athlète rate systématiquement ses changements de direction en match.
À l’entraînement :
En situation réelle :
Pourquoi ?
Parce que, très souvent, l’entraînement a travaillé le mouvement, mais pas l’information qui déclenche le mouvement.
En match, l’athlète ne change pas de direction “parce que c’est le moment”. Il change parce qu’un adversaire, une trajectoire, une distance, une vitesse l’y obligent.
Si ces informations ne sont pas présentes à l’entraînement, le corps improvise. Et sous stress, il improvise mal.
Quand un geste est mauvais, on corrige le geste. Position du pied. Angle du tronc. Timing du bras.
Rob Gray propose une autre lecture : et si le problème venait de ce que le système perçoit avant d’agir ?
Un mauvais mouvement est souvent une bonne réponse à une mauvaise information.
Changer la forme sans changer l’information, c’est traiter le symptôme.
Quand tu regardes un athlète de très haut niveau, tu as souvent cette impression étrange : il a du temps.
En réalité, il ne va pas plus lentement. Il perçoit plus tôt.
Il capte les informations pertinentes avant les autres :
Résultat : le mouvement démarre plus tôt, avec moins de tension inutile.
Encore une fois, ce n’est pas de la volonté. C’est de la qualité perceptive.
Si tu es sportif, cette idée change une chose essentielle : tu ne dois pas seulement t’entraîner à mieux bouger, tu dois t’entraîner à mieux lire la situation.
Plus d’intention ne corrigera pas une information pauvre. Plus de répétitions ne compensera pas un contexte mal calibré.
Si tu rates toujours la même chose en match, pose-toi une autre question : qu’est-ce que je n’ai jamais appris à percevoir ?
Si tu es coach, ton rôle évolue.
Tu n’es pas seulement là pour corriger des formes. Tu es là pour designer des situations.
Des situations qui :
Quand l’information est juste, le geste se régule souvent tout seul.
C’est probablement la phrase la plus importante à retenir.
On ne pilote pas le corps comme une machine. On influence ses réponses en jouant sur l’environnement.
C’est moins spectaculaire que de “corriger une technique”. Mais c’est infiniment plus puissant.
Ces idées ne viennent pas de moi. Elles viennent de chercheurs qui ont passé leur vie à observer comment les humains apprennent réellement à bouger. Elles viennent de la réflexion de fond qui soutient le systeme LabO-RNP. Elles viennent des problématiques rencontrées sur le terrain
Rob Gray n’a pas simplifié le mouvement. Il l’a rendu compréhensible.
Et plus on avance dans ce type de lecture, plus une chose devient claire : la performance n’est pas une affaire de contrôle,mais d’information.
Romain KATCHAVENDA
J’ai longtemps cherché un endroit où l’entraînement serait enfin lisible. Un espace où tu comprends ce que tu fais, pourquoi tu le fais, et comment progresser sans t’éparpiller.
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